09.01.2012

Apinouilleure 2012

Meilleurs voeux 2012.

2011 fut difficile, 2012 le sera encore plus. Le titre du premier tome de ma trilogie est : "Ce monde finiT". Nous sommes en plein dedans.

Très bonne visite et lecture. 

23.10.2011

Notre avenir est écrit dans les livres d'Histoire

Prenez un quartier, une ville ou un bateau, ils sont le monde en modèle réduit.

Sur un bateau de croisière, vous avez les différentes classes (les couches sociales), un médecin (le système de santé), un agent de sécurité (la police), le capitaine doit définir un cap, gérer l'équipage (l'administration), s'approvisionner en énergie, nourrir les passagers...

Regardez comment sont organisées les grandes villes aujourd'hui, en périphérie vous trouvez des zones commerciales, des zones industrielles, des pôles médicaux, des pôles universitaires, des zones de loisirs, au centre restent quelques commerces, les banques, les administrations... Ces schémas urbains se sont mis en place sur 30, 40 ans ou plus. Faites le parallèle : la Chine est dévenu l'atelier du monde (zone industrielle), les US sont dévenus les plus gros consommateurs (la zone commerciale), l'Angleterre s'est désindustrialisée au profit de la finance et des services (les banques, l'administration). La France est devenue la première destination touristique au monde (zone de loisirs), les plus grandes universités sont aux US...

Un constat : que ce soit en groupe réduit ou au niveau monde, nous reproduisons souvent les mêmes schémas, les mêmes modèles et parfois les mêmes erreurs, seules les échelles de temps, d'espace et les enjeux ne sont pas les mêmes.  C'est ce que j'appelle le principe des poupées russes (voir). Souvent une situation, une crise, une catastrophe préfiguraient ou préfigurent ce qui s'est ou se passera dans un tout autre domaine.

Déclinaisons de ce principe au passé et au futur :

La révolution industrielle             préfigurait   la révolution du numérique (voir)

Le trou dans la couche d'ozone    préfigurait   la disparition des abeilles (voir)

Tchernobyl                                préfigurait   la crise des subprimes (voir)

L'éclatement des bulles financ.    préfigure     une ère de ressources rares (voir)

Le naufrage du Titanic                préfigure     la déplétion du pétrole (voir)

L'informatique                           préfigurait    les manipulations génétiques (voir)

La crise des subprimes               préfigure     la crise liée aux OGM (voir)

Le réchauffement climatique       préfigure     la sixième extinction de masse (voir)

Les fêtes du lac d'Annecy           préfigure      un scénario pour demain... (voir)

La révolution du numérique        préfigure     la révolution écologique (voir)

Liste non exhaustive...

Plus surprenant, l'observation des vagues en bord de mer (voir) ou le comportement de la nature en fonction des différentes saisons (voir) peuvent vous éclairer sur le comportement de nos sociétés face à la déplétion annoncée du pétrole.

Comme l'annonçait le titre de ce billet, je pense que notre avenir est écrit dans les livres d'Histoire. 

 

30.06.2011

Un an déjà, merci !

Un an déjà que mon livre pour les professionnels de l'IT est en ligne. Selon les statistiques de l'hébergeur, il a été chargé environ 4700 fois et 4500 fois pour mon livre 2040, une révolution pour nos enfants. Pour des livre qui ne marchent que par le bouche à oreille, c'est une bonne performance. Merci donc à tous ceux qui m'ont aidé et en ont fait la promotion. 

J'ai commencé à écrire ces livres il y a plus de deux ans maintenant, il est intéressant de voir les différences entre l'écrit et le réel. 

En phase

- le passage du pic de Hubbert pour la masse monétaire mondiale. Comme prévu, après des décennies d'argent facile et pas cher, nous entrons dans la phase où il se fait plus rare. La Grèce n'étant que le prélude de ce qui nous attend dans les 10 ans à venir. Voir le chapitre "la bulle époque"

- la raréfaction des ressources énergétiques : le pétrole est toujours aussi cher et la production est à la peine. Comme évoqué dans le livre, nous en sommes au stade où la vague termine sa course sur la plage et où elle s'apprête à refluer. Lisez le chapitre sur le sujet et écoutez les discours que tiennent actuellement les ministres...

- la raréfaction des ressources : on se bat pour l'eau, les vols de cuivre se multiplient, les forêts reculent...

- la révolution écologique : nous n'en sommes toujours qu'au tout début, mais les choses bougent, elles vont s'accélérer...

- liste non exhaustive

Encore trop tôt

- le déclin de l'aviation, de l'automobile et la disparition de certains grands groupes

- la relocalisation de certaines activités 

- la sixième extinction de masse, la réelle prise de conscience n'est toujours pas là, elle ne le sera que dans une décennie, au mieux...

- tous les acteurs de la future crise des "subprimes de la vie" (les OGM) sont en train de se mettre en place, encore qlq années avant les trois coups...

Pas vu venir...

- je parlais d'un possible éclatement des états unis, je crains que l'Europe ne le précède.

- Fukushima

- et tant d'autres choses

 

Le reste est à découvrir dans mes livres, ils sont téléchargeables gratuitement sur mes blogs.

Très bonne lecture.

20.06.2011

Green-IT 2.0, quels rôles pour les DSI...

Objectifs du livre :

1- Proposer une approche permettant d'initier une démarche développement durable au sein d'une DSI. Elle est est simple, pragmatique et présente l’intérêt de coupler préservation de l’environnement et maîtrise des coûts d’une DSI.

2- Essayer d'imaginer ce que pourrait être la révolution écologique, en ayant recours aux NTIC de façon à la fois originale et peu courante.

Préface :

Marie-Claude POELMAN-FARGEOT
Présidente de  l'Association Nationale des Directeurs de Système d’Information (l'A.N.D.S.I.)
Directrice des Systèmes d’Information de Nature et Découvertes
Membre de l’association Human Village

Publics concernés :

DSI et membres des DSI ;
professionnels de l’informatique et des NTIC.

Présentation du livre :

Partie I : un rapide état des lieux de la Terre. Thèmes abordés : les ressources en eau, les terres cultivables, la biodiversité, les ressources en énergie, en matières premières, les ressources alimentaires, le système économique et enfin nos sociétés modernes.

Partie II : pourquoi nous en sommes là aujourd'hui ? La responsabilité de l'Homme et des NTIC.

Partie III : Green IT 1.0. Présentation d'une approche simple qui permet de coupler préservation de  l'environnement et maîtrise des coûts au sein d'une DSI. Principaux points abordés : les principes de l'approche, comment la mettre en oeuvre, comment mesurer le progrès, les conditions de réussite.

Partie IV : Pourquoi la révolution du numérique préfigure sans doute la révolution écologique qui débute. Quels seront les moteurs de cette révolution. Quels seront les impacts sur les entreprises, sur nos sociétés, dans notre vie courante et enfin quels sont les "conditions de réussite". J'utilise dans cette partie les NTIC pour imaginer l'avenir, d'une façon originale et peu commune. Quels rôles pour les DSI et les NTIC dans cette révolution écologique ? Le Green-IT 2.0

Téléchargez une présentation du livre au format pps. 

Se procurer ce livre  :

Le télécharger gratuitement au format PDF.

Droit d'usages  : vous pouvez le reproduire et le diffuser sous les conditions suivantes creative commons.

Vous pouvez également le commander sur le site d'impression à la demande TheBookEdition.


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Le livre Green-IT 2.0

 

Avis des lecteurs  :

Vous pouvez me laisser vos avis, me poser vos questions, en postant tout simplement un commentaire sur cette note.

 

Statistiques  :

 

Mise en ligne du livre en avril 2010.

Au 24/12/2011, ce livre a été téléchargé environ 5800 fois selon les stat de l'hébergeur.

 

 

 

19.03.2011

Japon, le scénario Titanic ?

Une semaine après le séisme qui vient de frapper le Japon, que va-t-il se passer maintenant ? Comment les japonais peuvent-il faire face à cette triple catastrophe ? Cette avarie dans la centrale (euphémisme) peut-elle faire sombrer tout un pays ? Comment peut-on les aider ?

Ces évènements ne vous rappelle rien ? Un peu d’histoire : nous sommes le 10 avril 1912, c’est le départ de la traversée inaugurale du Titanic. Il était à son époque considéré comme le summum de la technologie et était réputé être insubmersible grâce à seize compartiments étanches. Après deux courtes escales en Europe, il se dirige vers New York. Le 14 avril, à 23h45, il heurte un iceberg. Six compartiments sur seize sont endommagés. A 2h20 du matin, le Titanic sombre. Plus de 1500  personnes périssent dans l’une des plus grandes catastrophes maritimes en temps de paix.

Ces deux tragédies ne se déroulent pas sur les mêmes échelles de temps, mais sont très similaires pour l’instant. Les comparer permet d’imaginer les prochaines étapes. 

Le lieu.

Sur une carte, l’île du Japon ressemble à un bateau au milieu de l’océan. Tout comme le Titanic, elle vient d’être frappée par une catastrophe à l’avant, sur son flanc droit. 

Pourquoi les gens sont-ils montés en confiance sur le Titanic ?

Ils avaient une confiance totale dans la technique et dans les ingénieurs qui avaient conçu le navire. On leur avait dit que le navire était insubmersible, ils l’ont cru. 

Pourquoi les japonais étaient-ils confiants dans leurs centrales nucléaires ? 

Pour les mêmes raisons. 

Etaient-ils au courant de la présence d’iceberg ?

L’équipage : oui. Plusieurs navires sur leur route signalèrent la présence d’iceberg à la dérive. Le Titanic aurait normalement dû emprunter une route plus au sud pour éviter les glaces dérivant du nord. Non seulement le Titanic n’a pas changé de route mais il fut poussé à pleine vitesse.

Les passagers : non. Le choix de la route et la vitesse du navire n’étaient ni leur responsabilité, ni leur préoccupation. Ils faisaient confiance au capitaine. De plus, le luxe, le faste du bateau et les loisirs à bord détournaient de toute façon leur attention. 

Etaient-ils au courant des risques nucléaires ?

Les responsables de la centrale et le gouvernement : oui. Des experts ont pointés les principales faiblesses (le positionnement des groupes électrogènes de secours), il y a dix ans. 

Les japonais : non. Pour les mêmes raisons que sur le Titanic. 

Pourquoi allait-il si vite ?

En simplifiant : pour une question d’égo et d’argent. Un problème d’égo car l’armateur voulait sans doute décrocher le ruban bleu de la traversée la plus rapide de l’Atlantique. Par fierté personnelle sans doute, par ambition peut-être, pour gagner plus d’argent sûrement.

De même pour le Japon qui était encore, quelques mois avant, la deuxième puissance mondiale.

Pourquoi ont-ils heurté l’iceberg ?

Un, parce qu’ils allaient trop vite. Deux, c’était une nuit sans lune, la mer était d’huile, la visibilité était donc faible. Trois, les vigies avaient perdu leurs jumelles. Conséquence : ils donnèrent l’alerte trop tard. 

Pourquoi le Tsunami a-t-il frappé la centrale ?

Parce qu’ils étaient plus préoccuper de produire que de gérer correctement les risques. De plus, les outils permettant de prévoir les séismes et les tsunamis de cette ampleur n’existent pas. Conséquence : personne n’a imaginé que la vague pourrait faire plus de 15 m de haut, qu’elle passerait au dessus des digues et rendraient inopérant les groupes électrogène de secours.  

Pourquoi n’a-t-il pas manœuvré plus vite ?

Le gouvernail était trop petit par rapport à la taille du navire et surtout par rapport à sa vitesse. 

Idem pour le Japon, en imaginant qu’ils aient souhaité un jour sortir du nucléaire.

Les passagers ont-ils compris tout de suite ce qui se passait ? 

Non : parce qu’ils n’ont pas été tenu informés tout de suite. Il ne fallait pas créer la panique. Ils étaient persuadés que le navire était insubmersible. Le choc ne fut pas violent. Donc la première réaction fut le refus. Refus de croire qu’il fallait quitter le navire, partir sur des petits canots, refus de croire qu’il pouvait couler et surtout qu’il allait couler aussi vite. 

Les Japonais comprennent-ils ce qui se passe ? 

Oui et non. Tout comme sur le Titanic, il ne faut pas créer la panique, le gouvernement sait bien qu’on ne peut vider une ville comme Tokyo pourtant si proche de la catastrophe. Une partie de la population est en train de se regrouper au sud du Pays (à l’arrière du navire), le pays s’est arrêté quelques temps (le Titanic s’est arrêté), les gens sont invités à rester chez eux (dans les premiers instants, les passagers ont été invités à rester dans leur cabine). Certains ont déjà quitté l’île. Les employés dans la centrale ont un comportement héroïque (aucune personne travaillant dans la salle des machines n’a survécu). Les similitudes sont troublantes, je pourrais continuer ainsi bien longtemps. 

Pourquoi le Titanic a-t-il sombré si vite ?

L’iceberg a provoqué des avaries sur une grande longueur. Six des seize compartiments étanches étaient touchés. Avec l’inclinaison provoquée par le remplissage des premiers caissons, l’eau a pu passer par-dessus les cloisons et progressivement envahir tout le navire.

Pourquoi l’économie japonaise pourrait-elle sombrer ?

Le Tsunami a provoqué indirectement des « avaries » sur six des réacteurs nucléaires (normalement étanches eux aussi). Si les japonais n’arrivent pas à reprendre contrôle de la situation, c'est-à-dire refroidir les réacteurs, ont se dirige vers un Tchernobyl bis, mais de plus grande ampleur. Ce qui va alourdir considérablement le coût de la catastrophe, tant d’un point de vue humain qu’économique. Plus ils tarderont, plus le périmètre définitivement condamné sera grand (on parle de 70 km), plus cela pèsera sur l’économie du Japon. Le Tsunami à lui seul a déjà détruit de 8 à 10% des capacités de production du pays et pour l’électricité de plus de 15%, ceci pour plusieurs mois sans doute. Tous les secteurs économiques de l’île sont touchés, aucun caisson économique n’est réellement étanches au regard de ce drame. Le Japon est déjà endetté à plus de 200% de son PIB, où va-t-il trouver le financement ? 

Oui, cette triple catastrophe est avant tout  un drame humain, mais elle n’est peut-être rien par rapport à ce qui pourrait subvenir si le Japon sombre économiquement. 

Pourquoi les bateaux de secours sont-ils arrivés trop tard ?

Parce qu’ils étaient trop loin et qu’ils ne pouvaient pas aller plus vite faute de puissance moteur. 

Pourquoi le Japon pourrait attendre longtemps les ‘bateaux de secours’ ?

 Parce que les états qui pourraient l’aider sont déjà bien trop endettés eux-mêmes et qu’ils ne pourront les aider faute de puissance moteur. 

Quelles catégories de passagers ont été les plus touchées ?

Ont survécu : 23% de l’équipage. 62% des personnes en première, 31% en seconde et seulement 28% en troisième. Inutile de commenter, vous connaissez déjà ceux qui souffriront le plus, les images vous les montrent déjà.    

 

Qui peut dire comment cela va se terminer ? Personne, même les meilleurs spécialistes du domaine.  En revanche, tant que les points de comparaison seront semblables, tant qu’ils évolueront dans le même sens, vous pouvez anticiper les étapes suivantes. Maintenant, tout dépend, dans les jours et les semaines qui viennent, de ce qui se passera à Fukushima.  

Les japonais ont la capacité de se sortir de cette crise, comme ils l’ont montré par le passé. Ceux sont des gens formidables, frappés par le destin,  qu’il faut aider et soutenir. Bien entendu à court terme avec de l’aide humanitaire et technique. Mais d’ici quelques semaines ou quelques mois, c’est surtout économiquement qu’il faudra le faire. Il faut s’y préparer, par solidarité.